Chers lecteurs,
Pour commencer, quelques mots sur l'association Les amis de L'âge de faire, qui dans ce numéro 59 rappelle ses objectifs et présente ses projets. Cette association créée le 2 juillet, a pour objet de « contribuer par tous moyens maté¬riels et intellectuels à la diffusion, au développement et à l'indépen-dance de la publication L'âge de faire » (extrait de l'article 2 des statuts).
Sa création était indispensable pour continuer à mobiliser les contributions et soutiens bénévoles dans la mesure où le journal est passé en Scop (Société coopérative participative). L'association Les amis de l'âge de faire a fixé le montant de sa cotisation annuelle à 10 euros et précise que les fonds ainsi réunis seront utilisés pour aider la diffusion du journal (réservation et tenue de stands sur des évènements) et couvrir les frais généraux (courriers et convocations).
En cette période de transition, Les amis de L'âge de faire, vous invitent à venir rejoindre l'équipe de bénévoles et vous sollicitent dans la mesure de votre disponibilité, pour participer à la présentation du journal lors de tous types d'évènements près de chez vous, augmenter sa diffusion, participer aux réflexions du comité des lecteurs en lui adressant vos remarques et commentaires sur le journal : amis.lagedefaire@gmail.com
Toute proposition contribuant à l'essor du journal est la bienvenue et nous en profitons pour remercier un de nos lecteurs dont nous avons publié « la bonne idée » et qui nous a écrit ceci : « pour faire la promo du journal, je suggère qu'on dépose après les avoir lus, les numéros de L'âge de faire, chez tous les médecins, dentistes, coiffeurs, bref les lieux où il y a de l'attente ».
Au sommaire de ce numéro
Ce numéro 59 a choisi de faire la part belle à la culture. Bien souvent, l'urgence des préoccupations et la nécessité de proposer des alternatives sur des thématiques environnementales nous tiennent éloignés de ce domaine. Et pourtant des initiatives existent et pas des moindres. Elles nous emmènent sur des chemins de traverse, tel cet Hôtel des Vil(e)s, au 55 rue de l'Union Soviétique à Clermont-Ferrand, une ancienne auberge de jeunesse reconvertie en ateliers d'artistes et qui a conservé sa tradition d'hébergement. Vous y rencontrerez Kiko, sculpteur, Daniel, un quinquagénaire qui a trouvé refuge dans les lieux, Robin, passionné de cinéma…
A Marseille, la culture est dans la rue grâce à des artistes et des militants, qui ont organisé début octobre un festival intergénérationnel « Ramène ta mère à la plaine », sans subvention et sans autorisation. Le petit groupe d'amis est devenu au fil des mois un collectif de plus d'une centaine de personnes, qui ont étonné les habitants en les invitant à une fête « sauvage » et bon enfant. Les spectateurs ont aussi leur mot à dire pour ne pas subir les politiques culturelles : à Roquefort-la-Bedoule, un village près de La Ciotat, des citoyens se sont inspirés du modèle agricole des Amap et ont créé la première Amacca de France (Association pour le maintien des alternatives en matière de culture et de création artistique).
Courriers à répétition, démarchage téléphonique, recrutement sur la voie publique, les grandes ONG recourent de plus en plus à des entreprises spécialisées pour trouver de nouveaux donateurs. Où commence le harcèlement ? Quelle est la part du don qui sert à financer la sous-traitance ? Quelles sont celles qui le pratiquent à haute dose au risque de ramener le don à une espèce de marchandise ? Notre dossier se penche sur ces
«liaisons dangereuses» entre ONG et pratiques commerciales.
En page savoir, vous pourrez prendre connaissance d'un classement des banques, selon leurs pratiques, réalisé par Attac et Les amis de la Terre. Les deux associations ont examiné à la loupe les impacts de leurs actions en matière de spéculation, évasion fiscale, bonus, frais bancaires, salaires des dirigeants, financements de projets controversés sur le plan social et environnemental.
La loi sur les obtentions végétales qui doit être soumise au vote des députés très prochainement, rencontre l'opposition d'une plate-forme d'organisations agricoles et environnementales. Parmi elles, la Confédération paysanne qui redoute « une régression du droit des paysans à ressemer librement leur récolte ». Le journal vous incite à interpeller votre député et décode le texte et ses implications. Au vu de l'urgence – l'examen du texte est annoncé à partir de lundi 28 octobre – nous vous proposons cet article en intégralité sur notre site.
Enfin, il se prépare peut-être près de chez vous l'un des 200 réveillons de la solidarité financés par la Fondation de France. L'idée est de permettre à des personnes isolées de ne pas rester seules le 31 décembre. A Besançon, un centre d'accueil organise un festival culturel et musical ; le complexe social de Laon (Aisne) prévoit une soirée dansante ; les habitants du quartier de Bois-Blancs, à Lille, appré-cieront une balade en péniche…
Une dernière touche de couleurs pour terminer : l'une de nos deux pages pratiques vous permettra de fabriquer des peintures végétales : du bleu avec du choux rouge, du rose avec de la betterave, du violet avec des baies de sureau du jaune avec des pelures d'oignons… Il suffit de presser les végétaux et parfois de les faire cuire.
Bonne lecture, bonnes fêtes et à l'année prochaine, 
La rédaction
Pour consulter le sommaire complet de ce numéro et lire des extraits du journal, rendez-vous sur
www.lagedefaire.org