Pension de famille ou Maison relais, les deux termes désignent un même endroit où des personnes isolées, vulnérables ou fragiles sont accueillies. A Saint-Etienne, cette grande maison bourgeoise de la rue Malescourt a été réhabilitée par Habitat et Humanisme. Elle offre aujourd’hui 24 logements sociaux. Sa particularité est l’association de logements privés et d’espaces communs afin de favoriser les relations entre locataires. Celles-ci sont encouragées par la présence, du lundi au samedi midi, de deux salariées qui animent et régulent la vie quotidienne de la maison, qui « proposent, par exemple, des sorties, des repas, du jardinage et d’autres activités auxquelles chacun est libre de participer » explique Marc Bonneville, l’un des bénévoles de l’équipe gestionnaire. Le parc d’Habitat et Humanisme Loire compte déjà 82 logements dont la gestion est confiée à une agence immobilière à vocation sociale (AIVS), Association service logement. Comme le précise Marc Bonneville, « Habitat et Humanisme acquiert ou construit des logements, mais l’association peut également capter des logements appartenant à des personnes privées. Dans ce cas l’AIVS passe un contrat avec le propriétaire. »
Le système intégré d’accueil et d’intervention SIAO (organisme émanant de la mairie et du département) recueille les demandes des personnes en difficultés et, après un premier examen, elle les adresse à la Maison relais qui a sa propre commission, afin de composer un équilibre résidentiel, explique Marc Bonneville.
Estelle Millou







