
Avec de nombreux bénévoles et associations qui participent à son animation, votre site semble à l’image des réseaux publics et associatifs, particulièrement dynamiques en Bretagne. Son fonctionnement est-il basé sur l’existence de ces réseaux ?
Il n’est pas basé, mais il s’appuie sur les réseaux d’associations et de collectivités. Sa vocation est d’être une plate-forme pour les acteurs existants, de mettre en avant et en réseau leurs nombreuses initiatives. Sans pour autant tomber dans la béatitude, et tout en dénonçant les dérives !
Quelles sont vos sources de financement ?
Nos financements sont essentiellement publics : la région, les conseils régionaux, certaines agglomérations, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, NDLR) nous soutiennent. Nous bénéficions aussi de contrats aidés. Et depuis peu, nous sommes soutenus par la Fondation Nicolas Hulot. Nous avons aussi un peu d’autofinancement grâce aux adhésions et aux dons. Nous avons lancé récemment des abonnements payants, mais cela ne fait que commencer : nous avons une centaine d’abonnés seulement pour 15 000 lecteurs par mois. Nous ne voulons de toutes façons pas fermer complètement fermer le site : nous bénéficions de subventions publiques et l’un des objectifs est qu’un maximum de personnes ait accès à nos articles.
Pensez-vous pouvoir accéder à l’autonomie financière ?
C’est notre objectif. L’une de nos pistes concerne le lancement d’un supplément papier, qui pourrait avoir lieu dans le courant de l’année.
Combien de personnes travaillent pour le site ?
Nous avons l’équivalent de 4,5 emplois salariés à temps plein. De nombreux bénévoles nous font remonter des informations et participent à la relecture des articles. La partie Eco Mag est réalisée par des rédacteurs professionnels, tandis que la partie Eco Club est ouverte aux bénévoles, aux associations et à nos partenaires.
Chose rare pour un site d’information, vous n’avez pas de publicité. Est-ce un choix ?
Oui : la publicité sur Internet est une pollution qui ne permet pas une bonne qualité de lecture. Le gain économique qu’elle nous pourrait nous apporter est assez peu important par rapport à la nuisance qu’elle entraine.
Recueilli par Lisa Giachino pour www.lagedefaire.org







