Le site du journal L'age de faire https://lagedefaire-lejournal.fr Solidaire, social et écologique Mon, 03 Aug 2020 15:33:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://lagedefaire-lejournal.fr/wp-content/uploads/2015/12/cropped-icone-150x150.png Le site du journal L'age de faire https://lagedefaire-lejournal.fr 32 32 Assurance chômage : le coup de grâce https://lagedefaire-lejournal.fr/assurance-chomage-le-coup-de-grace/ https://lagedefaire-lejournal.fr/assurance-chomage-le-coup-de-grace/#respond Tue, 04 Aug 2020 13:32:59 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485491 Cet article Assurance chômage : le coup de grâce est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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L’épidémie de Covid a mis en suspens une « réforme » de l’assurance chômage. Mais pour combien de temps ? Pour Sandrine, salariée de Pôle Emploi et syndiquée à la CGT, il y a malheureusement fort à parier que ce ne soit qu’un report à court terme.

L’âge de faire : Quels effets a eu la crise du Covid-19 sur Pôle Emploi ?
Sandrine : En deux mois, les pratiques ont énormément changé, notamment sur la numérisation : les gens s’appellent sur Skype, il y a désormais des injonctions à convoquer les chômeurs par visioconférence… La numérisation était déjà très présente, notamment depuis 2015, avec la mise en place d’algorithmes qui sont censés faire le travail de certains agents. Mais on sent qu’elle risque de s’accélérer encore suite à cette crise.
Quant à la réforme de l’assurance chômage, elle devait entrer en vigueur au 1er avril, mais une des premières mesures du gouvernement, après l’annonce du confinement, a été de repousser sa mise en application. Et heureusement, parce qu’elle se traduirait par une réduction sans précédent des droits des chômeurs. Ça fait 20 ans que je suis à l’assurance chômage, c’est la première fois que je vois une baisse des droits aussi brutale et conséquente. Les nouvelles règles touchent notamment les personnes qui ont des activités par intermittence. Les périodes non-travaillées vont désormais être comptabilisées dans le calcul de leur taux d’indemnisation. Elles pourront voir leurs droits diminuer jusqu’à 60 %. C’est énorme !

Comment expliquer ce coup de force du gouvernement ?
S. : Juste avant le confinement, j’ai eu une formation technique sur l’application de la réforme et je comprenais, avec des chiffres devant les yeux, que j’assistais bel et bien au coup de grâce de l’assurance chômage. En octobre 2019, il y a d’abord eu la disparition des cotisations salariales destinées au financement de l’assurance chomâge. Celle-ci fonctionnait jusque-là sur le principe de la répartition : c’était une caisse, la caisse des salariés, qui était redistribuée. Chacun cotisait selon ses moyens et recevait selon ses besoins, au même titre que la caisse de sécurité sociale.
Les cotisations salariales ont donc disparu, et il ne reste que les cotisations patronales – mais avec une volonté de les faire disparaître également. En supprimant les cotisations, tout en faisant passer ça pour une augmentation de salaires, il y a eu une étatisation de la caisse. Selon nous, ça constitue un rapt de la caisse des salariés. Ils ont remplacé les cotisations par un impôt, la CSG, qu’ils ont étendue aux retraités. On n’a vu que la face émergée de l’iceberg : l’imposition d’une CSG aux retraités. Mais en réalité, ça cachait aussi la remise en cause de l’assurance chômage.

En quoi cela change fondamentalement le fonctionnement de l’assurance chômage ?
S. : C’est un renversement du modèle social. Quand on a cotisé, la caisse correspond à l’argent des salariés. Pour en bénéficier, dans l’absolu, il n’y aurait même pas besoin d’y opposer des devoirs particuliers. Ce n’est plus le cas avec l’étatisation. Et d’ailleurs, tout cela s’accompagne d’un durcissement des contrôles des chômeurs, qui est beaucoup plus difficile à contester aujourd’hui puisque l’État va pouvoir dire qu’ils bénéficient de l’argent des impôts. On passe donc à un système d’assistanat, au bon vouloir de l’État.
Le budget perd aussi de sa transparence. Tant que c’était des cotisations, elles étaient redistribuées dans leur totalité, pour le versement des allocations chômage et pour des aides d’accompagnement à l’emploi, etc. Maintenant, c’est fongible avec d’autres budgets de l’État. Donc, si demain ils veulent remettre en cause une partie des droits des chômeurs, ils peuvent le faire. Et c’est d’ailleurs ce qu’ils font !

La crise du Covid a-t-elle donné un peu de répit à ces changements ?
S. : Oui, sur la baisse des montants des droits. En revanche, il n’y a pas de répit sur la numérisation de la relation entre Pôle emploi et les usagers, et cela va s’accompagner d’un durcissement des contrôles et des sanctions. Il y a une expérimentation en cours sur un système de « journal de bord » du chômeur, dans lequel il va devoir consigner, de manière périodique, toutes ses recherches d’emploi. C’est un contrôle numérique, car s’il ne saisit rien dans ce journal il pourrait y avoir une remise en cause de la sincérité de sa recherche d’emploi. Et ça pose le problème de l’accès aux informations recueillies, sachant que tout va être tracé, enregistré…

Recueilli par Nicolas Bérard

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Levons le pouce !

  • EDITO Le tirage au sort, un flagrant délit de bon sens / L’école de demain : numérique ou coopérative ?
  • Kazakhstan Les jeunes veulent réveiller le pays
  • Entretien la fin de l’assurance chômage ? documentaire l’envers peu reluisant de la transition livre marcher la vie
  • Reportage la terre crue attire de futurs maçons
  • Infographie : le b.a-ba du clitoris
  • Lorgnette Pourquoi le clitoris est un sujet politique / L’égalité, un art délicat en cours de SVT
  • Actus  : vague d’incendies sur les antennes relais
  • L’atelier : Au jardin / Couture & Compagnie / Le coin naturopathie / Construire un four en terre
  • Fiche pratique : un cerf-volant pour les vacances
  • L’argent : bilan comptable & Maison commune

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Les dévalideuses féministes et handicapées https://lagedefaire-lejournal.fr/les-devalideuses-feministes-et-handicapees/ https://lagedefaire-lejournal.fr/les-devalideuses-feministes-et-handicapees/#respond Mon, 03 Aug 2020 15:24:04 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485488 Cet article Les dévalideuses féministes et handicapées est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Depuis janvier, Les Dévalideuses combattent le validisme sur Twitter. Ce mot, qui a inspiré le nom du collectif, est encore mal connu du grand public et même des personnes handicapées. Il décrit leur oppression dans notre société, guidée par l’idée qu’elles sont inférieures aux personnes valides. Les Dévalideuses ont donc publié 31 conseils pour changer les choses, tels que « Je demande l’accord d’une personne handicapée avant de l’aider ».

Elles sont ensuite passées à la vitesse supérieure pendant l’épidémie de coronavirus, dénonçant par exemple le fait que la « dépendance dans les actes de la vie quotidienne » soit un motif de refus de réanimation.
Mais dénoncer les préjugés validistes n’est pas le seul objectif des Dévalideuses. Les huit femmes se sont d’abord rassemblées en constatant le « manque de visibilité des femmes handicapées à l’occasion des marches organisées par Nous Toutes et dans les milieux féministes en général », raconte Céline Extenso (nom d’emprunt), membre du collectif. Or les femmes handicapées sont elles aussi concernées par les luttes féministes : elles sont « encore plus victimes de violences conjugales et leur dépendance financière à l’égard de leur conjoint est souvent très forte », rappelle la militante.
La rencontre entre féministes valides et handicapées « fait parfois de petits électrochocs ». « Notre statut de femme est très difficile à imposer, on est considérées comme sans sexualité et sans genre », constate Céline Extenso, alors que les femmes valides subissent plutôt une sexualisation de chaque instant. Autre choc sur l’avortement : « Les femmes valides se battent pour conserver ce droit et contre l’injonction à la parentalité. Nous, on subit l’injonction inverse à avorter. Si on veut devenir parent, on nous infantilise et on nous répond qu’on n’a pas besoin de ça ! Les féministes valides et handicapées ont des choses à apprendre les unes des autres », conclut-elle.

Laure Delacloche

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Levons le pouce !

  • EDITO Le tirage au sort, un flagrant délit de bon sens / L’école de demain : numérique ou coopérative ?
  • Kazakhstan Les jeunes veulent réveiller le pays
  • Entretien la fin de l’assurance chômage ? documentaire l’envers peu reluisant de la transition livre marcher la vie
  • Reportage la terre crue attire de futurs maçons
  • Infographie : le b.a-ba du clitoris
  • Lorgnette Pourquoi le clitoris est un sujet politique / L’égalité, un art délicat en cours de SVT
  • Actus  : vague d’incendies sur les antennes relais
  • L’atelier : Au jardin / Couture & Compagnie / Le coin naturopathie / Construire un four en terre
  • Fiche pratique : un cerf-volant pour les vacances
  • L’argent : bilan comptable & Maison commune

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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L’école de demain https://lagedefaire-lejournal.fr/ecole-demain/ https://lagedefaire-lejournal.fr/ecole-demain/#respond Sat, 01 Aug 2020 14:28:17 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485448 Cet article L’école de demain est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Les lobbyistes qui défendent un enseignement individualisé via la technologie ont l’oreille du gouvernement. Les pédagogies coopératives, expérimentées en classe depuis des décennies, savent pourtant faire place aux singularités des enfants.

L’âge de faire expérimente des lectures d’articles en accès libre. Vos yeux fatiguent ? Ou bien vous avez envie d’écouter votre journal en cuisinant, en bricolant, en pédalant ou en conduisant ? Essayez et laissez-vous porter ! Mise en voix : Lucie Aubin  Jingle : Adrien Pinchon.

Un article de Lisa Giachino en page 1 du numéro 153 de l’été 2020.

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Le clitoris comme sujet politique https://lagedefaire-lejournal.fr/clitoris-sujet-politique/ https://lagedefaire-lejournal.fr/clitoris-sujet-politique/#respond Fri, 31 Jul 2020 13:00:15 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485466 Cet article Le clitoris comme sujet politique est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Après 150 ans d’omerta, l’organe du plaisir féminin est redécouvert, expliqué… et même brandi comme un symbole d’émancipation. Pourquoi sa connaissance dérange-t-elle les représentations traditionnelles et l’ordre établi ? Revue de détails.

L’âge de faire expérimente des lectures d’articles en accès libre. Vos yeux fatiguent ? Ou bien vous avez envie d’écouter votre journal en cuisinant, en bricolant, en pédalant ou en conduisant ? Essayez et laissez-vous porter ! Mise en voix : Lucie Aubin  Jingle : Adrien Pinchon.

Lorgnette de Lisa Giachino – L’âge de faire numéro 153 – Été 2020.

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Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Bateau stop https://lagedefaire-lejournal.fr/bateau-stop/ https://lagedefaire-lejournal.fr/bateau-stop/#respond Thu, 30 Jul 2020 16:36:57 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485462 Cet article Bateau stop est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Sur un catamaran au milieu du Pacifique, une péniche sur la Seine ou en ferry vers Bastia, le stop se décline comme autant de moyens de transports différents. Avec la même technique : sortir son bagou de voyageur endurci. Et voguent les galères !

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Un article de Clément Villaume – Dossier « Levons le pouce » – L’âge de faire n°153 – Été 2020

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Démocratie alimentaire https://lagedefaire-lejournal.fr/democratie-alimentaire/ https://lagedefaire-lejournal.fr/democratie-alimentaire/#respond Tue, 28 Jul 2020 14:39:01 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485450 Cet article Démocratie alimentaire est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Les collectifs locaux sont de plus en plus nombreux à créer des Projets alimentaires territoriaux, mais cela ne suffit pas à sortir les productions écologiques et éthiques de la marge. Pour que la qualité de l’alimentation devienne un droit, Ingénieurs sans frontières propose la mise en place d’une sécurité sociale de l’alimentation.

L’âge de faire expérimente des lectures d’articles en accès libre. Vos yeux fatiguent ? Ou bien vous avez envie d’écouter votre journal en cuisinant, en bricolant, en pédalant ou en conduisant ? Essayez et laissez-vous porter ! Mise en voix : Lucie Aubin  Jingle : Adrien Pinchon.

Lorgnette – Lisa Giachino – Numéro 152 – Journal L’âge de faire – Juin 2020

Numéro 152 – Juin 2020

Dossier 6 pages : Vous reprendrez bien un peu de nucléaire ?

Dangereux, générateur de déchets radioactifs, ruineux, dépassé par les renouvelables… Le nucléaire est à bout de souffle, même en France, pays le plus nucléarisé du monde. Le gouvernement cherche pourtant à le relancer, vaille que vaille. Quant à la filière, elle met en avant de nouveaux arguments pour se vendre, notamment celui… de la sauvegarde de la planète : il s’agit d’une énergie décarbonée, qui ne dérègle donc pas le climat. Alors, le nucléaire est-il en train de renaître de ses cendres ? Ou assiste-t-on au chant du cygne ?

Numéro 152 – Juin 2020 – PDF

Dossier 6 pages : Vous reprendrez bien un peu de nucléaire ?

Dangereux, générateur de déchets radioactifs, ruineux, dépassé par les renouvelables… Le nucléaire est à bout de souffle, même en France, pays le plus nucléarisé du monde. Le gouvernement cherche pourtant à le relancer, vaille que vaille. Quant à la filière, elle met en avant de nouveaux arguments pour se vendre, notamment celui… de la sauvegarde de la planète : il s’agit d’une énergie décarbonée, qui ne dérègle donc pas le climat. Alors, le nucléaire est-il en train de renaître de ses cendres ? Ou assiste-t-on au chant du cygne ?

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Educateur canin comportementaliste https://lagedefaire-lejournal.fr/educateur-canin-comportementaliste/ https://lagedefaire-lejournal.fr/educateur-canin-comportementaliste/#respond Tue, 28 Jul 2020 10:04:06 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485441 Cet article Educateur canin comportementaliste est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Sensible à la cause animale, Nathalie Rossi a su coupler son engagement éthique à son métier d’éducatrice canine comportementaliste. Pour cela, elle a suivi une formation d’un mois avec Dominique Zdunek, créateur de la technique « Écoute ton chien », basée sur l’observation des chiens de meute. « On doit être le leader de notre chien pour qu’il soit apaisé », explique Nathalie Rossi. Ici, pas de croquette, pas de violence ni de cris. L’éducatrice utilise l’intelligence du chien tout en créant un lien affectif fort par les caresses et la voix.
D’abord vendeuse, puis monitrice d’équitation, Nathalie Rossi fait la découverte de l’éthologie. Mais c’est sa rencontre, il y a cinq ans, avec son chien Darius, qui l’a convaincue de s’orienter vers l’éducation canine.
Tout s’est déroulé à la SPA. Nathalie décide de s’engager comme bénévole : « J’ai été profondément peinée de voir tous ces abandons à la SPA. Surtout que les chiens sont souvent ramenés pour des problèmes de comportement. Je me suis dit que je voulais faire un métier pour aider les chiens qui ont un problème avec leur maître. » En adoptant Darius, Nathalie Rossi avait la ferme intention de prouver qu’un chien provenant de la SPA peut devenir un compagnon calme. Pour preuve, Darius, plusieurs fois abandonné à cause de son comportement anxieux et irritable, est désormais apaisé et respecte les règles de la maison.
Dans l’éducation canine, le travail vient du chien, mais aussi des maîtres. C’est pourquoi l’éducatrice prend toujours le temps de discuter avec ses clients pour leur expliquer sa méthode de travail, et leur faire comprendre qu’ils devront eux aussi s’investir. Prochainement, Nathalie Rossi espère pouvoir aménager son terrain à Cruis, dans les Alpes-de-Haute-Provence, pour y proposer des cours collectifs : « C’est une bonne technique de sociabilisation pour le chien. Et il y a de belles balades à faire près de chez moi. »

Anaïs Draux

Nathalie Rossi, éducatrice canine comportementaliste

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Levons le pouce !

  • EDITO Le tirage au sort, un flagrant délit de bon sens / L’école de demain : numérique ou coopérative ?
  • Kazakhstan Les jeunes veulent réveiller le pays
  • Entretien la fin de l’assurance chômage ? documentaire l’envers peu reluisant de la transition livre marcher la vie
  • Reportage la terre crue attire de futurs maçons
  • Infographie : le b.a-ba du clitoris
  • Lorgnette Pourquoi le clitoris est un sujet politique / L’égalité, un art délicat en cours de SVT
  • Actus  : vague d’incendies sur les antennes relais
  • L’atelier : Au jardin / Couture & Compagnie / Le coin naturopathie / Construire un four en terre
  • Fiche pratique : un cerf-volant pour les vacances
  • L’argent : bilan comptable & Maison commune

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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L’école de demain sera numérique…ou coopérative https://lagedefaire-lejournal.fr/lecole-de-demain-sera-numerique-ou-cooperative/ https://lagedefaire-lejournal.fr/lecole-de-demain-sera-numerique-ou-cooperative/#respond Wed, 08 Jul 2020 11:36:15 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485297 Cet article L’école de demain sera numérique…ou coopérative est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Les lobbyistes qui défendent un enseignement individualisé via la technologie ont l’oreille du gouvernement. Les pédagogies coopératives, expérimentées en classe depuis des décennies, savent pourtant faire place aux singularités des enfants.

C’est une petite musique qui monte. On l’entendait déjà, « avant », mais le confinement lui a permis d’augmenter le volume. La petite musique de l’école numérique… Dans Le Monde de l’éducation du 19 mai, Alain Bouvier, ancien recteur et rédacteur en chef de la Revue internationale d’éducation de Sèvres, proche du ministère de l’éducation (1), affirme ainsi la « nécessité d’apporter de la flexibilité à un système éducatif qui n’en a pas ». Sous prétexte de libérer les enseignant·es de la rigidité administrative, il explique que « l’école de demain devra développer des modèles « hybrides » combinant, de manière plus organisée que pendant la crise, temps de classe et travail à distance ».
Dix jours plus tard, Le Point donnait la parole à Marie-Christine Levet, créatrice d’EduCapital, le « premier fonds d’investissement d’ed-tech (numérique éducatif) ». Cette « experte » exhorte la France à « rattraper son retard » et ne mâche pas ses mots contre les outils proposés par l’Éducation nationale, qu’elle juge archaïques. La solution selon elle ? Des investissements forts de la part de l’État dans le cadre d’un « partenariat public-privé, avec des start-up innovantes ».

Ah, l’innovation… Rien que sur la première page de son appel à projet « Label Écoles numériques 2020 », publié fin mai, le ministère de l’éducation emploie les termes « innovation » et « innovant » sept fois. Réservé aux communes rurales de moins de 3 500 personnes, un fonds de 15 millions d’euros est annoncé pour financer, à hauteur de 50 %, l’équipement informatique des petites écoles. Un petit tour de la presse régionale permet de voir que la question est à l’ordre du jour d’un certain nombre de conseils municipaux. Réduire les inégalités en matière d’accès au numérique : l’idée n’est pas mauvaise. Le problème, c’est que ces investissements sont accompagnés d’un discours qui fait, en permanence, l’amalgame entre « innovation pédagogique » et outils numériques.

« Vivre le même espace-temps : une expérience essentielle »

Marie-Christine Levet explique ainsi, dans Le Point, que « le numérique devrait permettre un apprentissage plus personnalisé, un programme différent pour chaque enfant ». Qu’une femme d’affaires cherche à placer ses produits, soit. Il est plus inquiétant de voir que cette idéologie est propagée par l’éducation nationale. Le dossier Le numérique au service de l’école de la confiance, disponible sur le site du ministère, est révélateur. Marie-Christine Levet l’aurait rédigé elle-même, que cela ne nous aurait pas étonnés ! Mais il porte la marque de Ludovia, un organisme qui mêle recherche et lobbying sur le numérique éducatif – et dont le ministre Blanquer fréquente l’université d’été.
On apprend dans le document que l’Éducation nationale proposera de nouveaux contrats « aux acteurs de la EdTech pour déployer des innovations technologiques ». On nous explique aussi que « le numérique représente un levier de transformation puissant pour accompagner la politique ministérielle dans toutes les dimensions, de la transformation pédagogique au service des apprentissages et de leur évaluation à la formation aux enjeux et aux métiers de demain ». Vous n’avez rien compris ? C’est pourtant simple : à n’importe quel problème, le numérique apporte une solution.
L’école publique ne tient pas assez compte des spécificités de chaque enfant ? La « mise en valeur » des données produites par les écoles va permettre de « renforcer une individualisation des apprentissages ». Les profs ne sont pas assez formés ? Des « outils » de « formation initiale et continue », à distance, seront développés. Les relations avec les familles sont parfois compliquées ? Allez hop, une petite plateforme en ligne ! On vous passe le détail des bracelets connectés pour le cours d’EPS, et autres lunettes.
Tous les fonctionnaires du ministère ne sont pas dupes. Un autre rapport officiel, produit celui-ci par l’inspection générale de l’éducation nationale, est beaucoup plus nuancé  :

« Entrer dans le sujet par l’impact des équipements, sans penser aux finalités pédagogiques, à la construction des compétences et à la formation des enseignants aboutit presque systématiquement à une déception. Les outils n’ont pas d’efficacité intrinsèque. »

L’enseignement à distance remet en cause l’un des principes de base de l’éducation publique : l’école est un moment de vie collective, durant lequel on apprend ensemble. Pour Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie, « le fait de vivre le même espace-temps est une expérience essentielle pour être « embarqué » dans un apprentissage. Il y a une expérience dans le fait d’arriver, singulier, avec sa personnalité, et d’accéder à quelque chose qui nous réunit », disait-il le 9 mars sur France Culture. Il existe des pédagogies coopératives, pratiquées par des enseignants qui les font évoluer depuis des décennies. Elles permettent à chaque enfant de prendre, tel qu’il est, sa place au sein du collectif. En cela, elles sont bien plus « innovantes » que les dernières trouvailles de la Ed-Tech.

Lisa Giachino
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1 – Revue publiée par France Éducation international, un établissement qui se présente comme un « opérateur » du ministère de l’éducation, avec lequel il est sous contrat.

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Levons le pouce !

  • EDITO Le tirage au sort, un flagrant délit de bon sens / L’école de demain : numérique ou coopérative ?
  • Kazakhstan Les jeunes veulent réveiller le pays
  • Entretien la fin de l’assurance chômage ? documentaire l’envers peu reluisant de la transition livre marcher la vie
  • Reportage la terre crue attire de futurs maçons
  • Infographie : le b.a-ba du clitoris
  • Lorgnette Pourquoi le clitoris est un sujet politique / L’égalité, un art délicat en cours de SVT
  • Actus  : vague d’incendies sur les antennes relais
  • L’atelier : Au jardin / Couture & Compagnie / Le coin naturopathie / Construire un four en terre
  • Fiche pratique : un cerf-volant pour les vacances
  • L’argent : bilan comptable & Maison commune

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Pourquoi le clitoris est un sujet politique ? https://lagedefaire-lejournal.fr/pourquoi-le-clitoris-est-un-sujet-politique/ https://lagedefaire-lejournal.fr/pourquoi-le-clitoris-est-un-sujet-politique/#respond Fri, 03 Jul 2020 13:54:30 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485188 Cet article Pourquoi le clitoris est un sujet politique ? est apparu en premier sur Le site du journal L'age de faire.

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Après 150 ans d’omerta, l’organe du plaisir féminin est redécouvert, expliqué… et même brandi comme un symbole d’émancipation.Pourquoi sa connaissance dérange-t-elle les représentations traditionnelles et l’ordre établi ? Revue de détails.

 

Il remet en cause les représentations traditionnelles des différences sexuelles.

« L’homme a un pénis, la femme a un vagin » : la conception la plus courante des organes génitaux fait directement référence au coït par pénétration. L’image a atteint un tel niveau d’évidence qu’on l’utilise pour le matériel électrique dont le côté mâle, en relief, s’emboîte dans le côté femelle, en creux !Cette conception n’est pas sans conséquences. Lorsqu’on établit une correspondance entre pénis et vagin, « il est tentant de voir le sexe des femmes comme un vide, un réceptacle, destiné à recevoir ce qui le comblerait naturellement », observe la sociologue Odile Fillot dans une intervention filmée de 2018 (1). De là à en tirer des conclusions sur « l’identité féminine », il n’y a qu’un pas : « La forme de leur organe pourrait faire croire que les femmes sont plus réceptives qu’actives », poursuit la chercheuse. La sexualité androcentrée, c’est-à-dire articulée autour de l’érection et de l’éjaculation masculines, contribue à véhiculer cette image d’homme naturellement actif et de femme naturellement passive.

Il n’a pas d’autre but que le plaisir.

La connaissance du clitoris, qui est le véritable pendant du pénis, remet en cause ces représentations sexistes. « Pénis et clitoris sont des organes homologues, issus du phallus embryonnaire », indique Odile Fillot. À partir de la huitième semaine, le phallus embryonnaire évolue, sauf exception, vers un appareil érectile féminin ou masculin. C’est pourquoi le clitoris et le pénis sont constitués des mêmes tissus spongieux, capables de se gorger de sang.

« L’érection du clitoris est tout aussi rapide et potentiellement intempestive que celle du pénis », souligne, avec une certaine malice, Odile Fillot dans son intervention.

La connaissance du clitoris, de son rôle dans le plaisir féminin et de ses points communs avec le pénis n’est pas nouvelle. Par exemple, en 1753, le médecin Pierre Lassus décrivait  le « tronc » du clitoris et « ses deux branches semblables aux racines des corps caverneux de l’homme, attachées de même au bord inférieur des os pubis. Elles sont recouvertes par des fibres charnues : c’est le muscle érecteur du clitoris ». L’importance de sa stimulation pour le bon déroulement des relations sexuelles n’était pas un secret – elle était même encouragée par l’Église… Cette bienveillance et cet intérêt scientifique pour le clitoris reposaient cependant sur un malentendu : on a longtemps pensé que la production de « semence » féminine était corrélée à l’orgasme, et que la procréation était donc favorisée par le plaisir féminin. Or, il n’en est rien : le clitoris est le seul organe humain dédié uniquement au plaisir, à la différence du pénis qui sert également à l’éjaculation du sperme et à l’évacuation de l’urine. En 1875, Van Beneden, scientifique belge, déclare le clitoris « inutile à la reproduction ».

« Quand cela a été établi, [sa] connaissance, qui était pour l’essentiel acquise, a été reléguée au second plan, constate Odile Fillot. Le plaisir sexuel des femmes, on s’en fichait dès lors qu’elles assumaient leur fonction sociale de gestatrices, mères et compagnes. Transmettre cette connaissance est devenu inutile et même gênant puisque parler du clitoris revenait à s’aventurer sur le terrain, moralement glissant, du plaisir sexuel déconnecté de la reproduction. »

 

Sa connaissance est émancipatrice.

Si connaître le rôle du clitoris peut produire de la gêne, c’est aussi « parce que ça laisse voir combien la sexualité des femmes peut s’émanciper de la satisfaction des désirs des hommes », souligne Odile Fillot. La masturbation a longtemps été réprimée chez les garçons comme chez les filles, mais c’est chez celles-ci qu’elle a été la plus radicale. La dernière ablation du clitoris connue réalisée par la médecine occidentale, destinée à « guérir » une fillette de la masturbation, a été pratiquée aux États-Unis en 1948. Aujourd’hui, le pénis étant clairement identifié comme l’organe du plaisir masculin et son érection étant visible dès la petite enfance, la masturbation chez les hommes est globalement considérée comme une activité « normale ». Il n’en va pas de même pour les femmes. « Ignorer qu’exactement comme le pénis, le clitoris est fonctionnel dès la naissance et reste toute la vie la principale zone érogène, a des conséquences concrètes. La masturbation est vue comme moins naturelle pour les filles et les femmes, observe Odile Fillot. Outre le malaise que cela peut susciter quand elles la pratiquent, certaines s’en trouvent incapables, ce qui les prive non seulement d’une source de bien-être, mais aussi d’un moyen de développement de tout leur potentiel de plaisir sexuel. »

La chercheuse témoigne de sa propre expérience :

« Pour ma part, c’est la masturbation qui m’a confrontée pour la première fois à l’omerta sur le clitoris. Je devais avoir cinq ans. Tout ce que je savais, c’est que c’était hyper agréable, et sans doute honteux ou anormal puisque personne n’en parlait. Ça ne s’est pas arrangé avec l’explication de l’appareil génital en cours de sciences naturelles. Ce n’était pas du vagin que me venaient ces sensations et visiblement, j’avais un truc que personne n’avait. On ne m’a jamais appris que j’avais un clitoris. ».

C’est le documentaire Le clitoris, ce cher inconnu (2), sorti en 2004, qui l’a aidée à comprendre. Ce film s’appuyait sur les travaux de l’urologue Helen O’Connel, qui a réactualisé les connaissances sur le clitoris : « Nous avons découvert que la réalité était bien différente des images standards présentes dans les livres d’anatomie », disait la scientifique en 1998. En 2016, Odile Fillot réalisait, grâce à une imprimante 3D, la première reproduction de clitoris grandeur nature. Dessiné à la craie sur les trottoirs, tagué, tricoté, sculpté… Après 150 ans d’oubli, le clitoris devient, pour de nombreuses artistes et militantes féministes, le symbole de leur émancipation et de la réappropriation de leur corps.

Sa méconnaissance produit stéréotypes et mal-être, chez les hommes comme chez les femmes.

Méconnaître le clitoris, c’est faire reposer la sexualité hétérosexuelle sur une fausse équation. « L’idée que la femme jouit par son vagin, grâce au va-et-vient d’un pénis, fait que de nombreuses femmes se croient, à tort, frigides et anormales, souligne Odile Fillot. L’ignorance autour du clitoris tend à enfermer les couples hétérosexuels dans des scénarios sexuels androcentrés qui sont trop souvent insatisfaisants pour les femmes. On constate d’ailleurs qu’il existe aussi une inégalité dans l’accès à l’orgasme. » Autre conséquence : « Une pression indue sur les hommes, qui s’imaginent à tort qu’ils doivent absolument être performants avec leur pénis, que s’ils ont une panne d’érection ou qu’ils éjaculent trop tôt, ils seront incapables de faire jouir une femme. ».

Ses variations questionnent notre conception de la normalité.

La taille du clitoris des femmes a commencé à préoccuper les hommes dès la fin du Ier siècle après J.C. À l’époque, des poètes latins évoquent des femmes aux désirs sexuels jugés mal orientés (homosexualité) et/ou excessifs, dont ils décrivent les érections « prodigieuses ». Ce thème sera repris dans la littérature médicale française du XVIe au XIXe  siècle, indique Odile Fillot sur son site Clit’Info  (1). Au IIe siècle, le médecin grec Soranos préconise, de couper lorsque la « nymphe » lorsqu’elle est trop grande. Une proposition répétée au fil des siècles par d’autres médecins grecs, puis arabes (vers l’an 1000), et ressassée au Moyen Âge dans des traductions plus ou moins fidèles des textes grecs et latins. La Renaissance, période de redécouverte de l’organe, voit aussi resurgir les questionnements autour des cas « anormaux », comme dans l’ouvrage Monstres et prodiges, du chirurgien Ambroise Paré. « Les « tribades » sont présentées comme des femelles hermaphrodites qui abusent la nature humaine et l’ordre social. La clitoridectomie (ablation du clitoris, Ndlr.) apparaît ainsi comme la solution médicale (et indissociablement sociale et politique) à ce désordre », écrit Delphine Gadrey dans Politique du clitoris.

Du début du XIXe au début du XXe siècle, c’est pour lutter contre les comportements anormaux (nymphomanie, hystérie, et autres troubles psychiques ou sexuels) que des médecins européens et états-uniens pratiquent des centaines d’ablations du clitoris. Ce n’est plus tant la taille physique de l’organe, que son influence supposée sur la « nature » féminine qui pose problème.
Aujourd’hui, pour toutes les personnes dont les organes génitaux ne répondent pas aux critères habituels des deux grandes catégories sexuelles, la différence est lourde à porter.
Sur son site, Odile Fillot explique que « la possession de certaines variantes génétiques peu communes, de même que l’exposition à un milieu hormonal inhabituel, peuvent conduire au développement d’organes génitaux externes ayant un aspect intermédiaire entre [les] deux formes canoniques ». L’intersexuation ne s’accompagne en principe « d’aucun dysfonctionnement de l’appareil érectile ou d’anomalie de la sensibilité génitale. En revanche, les interventions chirurgicales effectuées sur les personnes concernées afin de conférer à leurs organes génitaux externes une forme jugée socialement plus convenable peuvent lourdement handicaper leur fonction sexuelle ».

Selon le film Le clitoris, ce cher inconnu, « une naissance sur 2000 comporte une anomalie génitale qui ne permet pas de dire immédiatement si le bébé est une fille ou un garçon ». Le documentaire donne la parole à une jeune femme britannique née avec un clitoris hypertrophié, qui a subi à l’âge de quatre ans une ablation partielle dont elle garde des séquelles extrêmement douloureuses. Elle estime que le but était de la « rendre conforme. C’était un choix esthétique, non fonctionnel ». Se pencher sur le clitoris, c’est donc s’interroger sur les normes de sexe et de genre qui imprègnent nos schémas de pensée, et remettre en cause un « contexte social hétéronormatif et inégalitaire », selon les mots d’Odile Fillot.

Lisa Giachino
…………………………………………………..
1 – La vidéo est visible sur le site Clit’info (https://odilefillod.wixsite.com/clitoris/), à la rubrique « outils ».

2 – Stephen Firmin, Variety Moszynski, Michèle Dominici, Cats and Dogs Films, Sylicone, Arte.

Dans ce numéro, nous avons le plaisir de publier pour la première fois
un dessin de Cualli Carnago, dont nous vous invitons à découvrir le
travail féministe, plein d’humour et de recherche.

https://cuallidoscope.com/author/cuallicarnago/

Numéro 153 – Juillet-Août 2020

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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  • EDITO Le tirage au sort, un flagrant délit de bon sens / L’école de demain : numérique ou coopérative ?
  • Kazakhstan Les jeunes veulent réveiller le pays
  • Entretien la fin de l’assurance chômage ? documentaire l’envers peu reluisant de la transition livre marcher la vie
  • Reportage la terre crue attire de futurs maçons
  • Infographie : le b.a-ba du clitoris
  • Lorgnette Pourquoi le clitoris est un sujet politique / L’égalité, un art délicat en cours de SVT
  • Actus  : vague d’incendies sur les antennes relais
  • L’atelier : Au jardin / Couture & Compagnie / Le coin naturopathie / Construire un four en terre
  • Fiche pratique : un cerf-volant pour les vacances
  • L’argent : bilan comptable & Maison commune

Dossier 4 pages : Levons le pouce !

À l’heure des sites de covoiturage, l’auto-stop est presque devenu marginal et effrayant. Pourtant, certains continuent de lever le pouce, pour voyager écolo à travers le monde, aller faire leurs courses ou s’amuser entre potes. Malgré l’attente au bord de la route, les détours inattendus et les averses de pluie, les auto-stoppeurs carburent toujours aux expériences et aux rencontres. Ce qui les rend simples, joyeux. Et libres !

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Pour un revenu minimum garanti https://lagedefaire-lejournal.fr/pour-un-revenu-minimum-garanti/ https://lagedefaire-lejournal.fr/pour-un-revenu-minimum-garanti/#respond Tue, 30 Jun 2020 14:25:13 +0000 https://lagedefaire-lejournal.fr/?p=485185 La France a mis en place un système de protection sociale relativement généreux : couverture médicale universelle, prestations familiales, retraites publiques, allocations chômages. Celui-ci a été complété par un système de minimas sociaux, surmonté par la prime d’activité. La crise sanitaire a ajouté à ce dispositif l’extension du chômage partiel. Certaines failles mériteraient d’être comblées…

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La France a mis en place un système de protection sociale relativement généreux : couverture médicale universelle, prestations familiales, retraites publiques, allocations chômages. Celui-ci a été complété par un système de minimas sociaux, surmonté par la prime d’activité. La crise sanitaire a ajouté à ce dispositif l’extension du chômage partiel.

Certaines failles mériteraient d’être comblées : la précarisation de l’emploi doit être combattus, les faux autoentrepreneurs doivent avoir droit à une protection sociale complète, la sous-traitance doit être limitée, le temps partiel subi doit pouvoir être transformé en temps plein à la demande du salarié, les agriculteurs doivent bénéficier d’un revenu minimum (de l’ordre du SMIC). Le droit à l’emploi doit être garanti : les chômeurs de longue durée doivent se voir offrir, selon le cas, une retraite à taux plein, une formation, un emploi de dernier ressort. Une allocation spécifique (cotisant pour la retraite) doit être offerte aux jeunes à la recherche d’un premier emploi ; les étudiants doivent largement bénéficier de bourses revalorisées. Les allocations chômage doivent dépendre des derniers salaires de temps plein et la durée de versement ne doit pas dépendre de la durée cotisée.

1 050 euros par mois

Le RSA doit être revalorisé, versé automatiquement : il est maintenant possible de suivre en temps réel l’évolution du revenu de chacun ; cela doit permettre de garantir à chaque ménage un revenu minimum, qui devrait être supérieur au seuil de pauvreté (1 050 euros par mois par unité de consommation), du moins pour les familles avec enfants, les personnes engagées dans une formation ou une recherche d’emploi.
Dans cette optique (1), la mise en place d’un revenu universel n’est pas une bonne piste. Son coût sera exorbitant s’il s’agit de verser à chaque personne 600 euros par mois (300 pour les enfants) : 425 milliards d’euros, soit en net 360 milliards (compte-tenu de 85 milliards d’économies de prestations), ce qui obligerait à augmenter la CSG de 26 points, ce qui n’est pas crédible. Les classes moyennes auraient du mal à accepter une telle hausse, même si elle est partiellement compensée par ce versement de 600 euros. Cette prestation ne sortirait pas ses bénéficiaires de la pauvreté. Pour ne pas que leur revenu baisse par rapport à l’existant, il faudrait prévoir des suppléments pour les handicapés, les personnes âgées, les salariés en chômage total ou partiel et maintenir les aides au logement. Le système ne serait pas simplifié. Il est possible de mieux aider les plus pauvres à moindre coût, en ciblant vers eux des aides spécifiques.

Henri Sterdyniak, animateur des Économistes Atterrés.

1 – Beaucoup de projet dits de « revenu universel » préconisent en fait un revenu minimum garanti. .

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