« Heureusement, on va vers la fin de l’année, et l’apprentissage des sons avec les CP est très ritualisé : à chaque fois, on a un son, un graphème, un mot et une phrase. [Avec mon compagnon], on a créé un outil qui associe la méthode Borel-Maisonny, qui associe chaque son à un geste, et la méthode graphémique. Chaque syllabe a sa fiche. Les parents ont, depuis le début de l’année, le porte-vue avec les fiches.

On leur a aussi expliqué comment faire une dictée de mots en découpant chaque mot en syllabes, et en faisant les gestes associés. En maths, les enfants ont une page par jour de leur fichier à faire. On explique en amont aux parents toutes les manipulations. On les guide beaucoup ! On leur a même envoyé des pages du cahier des maîtres. Certains nous ont dit : « Enfin je comprends la démarche ! » C’est une sacrée expérience, et le lien entre l’école et les familles s’est resserré.

Juste avant le confinement, j’ai demandé si tout le monde avait un ordinateur et une imprimante. Plusieurs familles ont acheté une imprimante sur Le bon coin. Tout le monde est équipé, sauf une maman qui se débrouille avec d’autres personnes.

Les outils proposés par le ministère et le Cned, je m’en sers un tout petit peu : une vidéo pour amorcer une séance, un peu d’anglais… Mais c’est très succinct, et pas adapté sur la phonologie ou le graphème.

Pour rompre la routine scolaire et inciter les enfants à écrire, on a notre mascotte, Miss Patate ! La première semaine, je leur ai dit qu’elle cherchait des membres de sa famille et tout le monde a envoyé des nouvelles d’un cousin ou une cousine de Miss Patate. On a fait un petit diaporama et tout le monde a bien rigolé ! »

Laure, maîtresse de CP-CE1 dans l’Hérault

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