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De quoi est faite l’eau qui coule au robinet ? Pour notre dossier d’été, nous avons plongé dans un sujet complexe qui reflète parfaitement les absurdités de notre mode de vie. L’eau potable est le produit le plus surveillé que nous ingérons. Elle est traitée dans des « usines » au fonctionnement de plus en plus coûteux, écologiquement et financièrement : filtres au charbon actif issu de l’industrie minière, osmose inverse énergivore… Car avant de traiter l’eau pour la boire, nous la polluons à grands coups de pesticides, de Pfas, ou de fabrication de puces électroniques ! Éviter les pollutions à la source, plutôt que les traiter, semble donc évident pour les associations et pour une partie des collectivités qui tentent de protéger les captages en travaillant avec les agriculteurs. Ainsi, en Bretagne, l’initiative Terres de sources accompagne ceux qui acceptent de réduire leur consommation de pesticides. Pourtant, plutôt que de soutenir le dialogue local des commissions de l’eau, le gouvernement leur met des bâtons dans les roues ! Une attitude dénoncée par la fédération France Nature Environnement, qui a porté plainte contre l’État pour « carence fautive dans la protection des captages ».
Dossier 5 pages : Quartiers populaires, le droit à la terre
Dans son livre Pour une écologie pirate, Fatima Ouassak invite les « sans-terre » des quartiers populaires à se libérer collectivement pour pouvoir « libérer la terre ». Avec cette idée en tête, on a traîné dans le quartier de La Noue, à Bagnolet, de jardins de fortune en conversations, et sur les vieilles terrasses végétalisées des Étoiles d’Ivry. On s’est plongés dans l’enquête (In)justice climatique, produite par et pour les jeunes des quartiers populaires par l’association Ghett’up. On a discuté avec des habitant·es de Melun qui ont réussi à empêcher la démolition de leur quartier, et on est allé voir une micro-ferme maraîchère en pied d’immeuble, à Givors.
Dossier 5 pages Habiter léger L’habitat réversible évite l’artificialisation des sols tout en permettant au plus grand nombre d’accéder à un chez soi. Même s’il peine à se faire une place dans la loi française, des collectifs et des communes l’expérimentent. Nous sommes allés à leur rencontre.
Notre reportage sur le fret à la voile vous emmène en Méditerranée avec l’association Bourlingue&Pacotille, qui fait du cabotage du Marseille à la Sardaigne pour transporter des produits paysans. On se penche aussi plus largement sur ce mode de fret, qui peut être plus ou moins frugal ou high-tech.
Autre sujet phare de ce numéro : un dossier-enquête
sur l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a publié fin 2025 un rapport concluant à l’absence de lien entre ondes électromagnétiques et cancers. Est-elle sous influence ? Un chercheur qui a participé au rapport, mais a refusé de signer les conclusions finales, nous en parle.
Recyclage ou pas, tant que nous sommes dans un régime de croissance, la quantité de déchets ne peut pas diminuer. D’ailleurs, le recyclage est gourmand en énergie et nécessite aussi des matières premières vierges : l’économie circulaire est un mythe. Pour autant, des acteurs locaux cherchent à organiser le réemploi, filière par filière. Le principe est simple : réutiliser plutôt que jeter ou recycler. Bâtiment, spectacle, textile, lavage des bouteilles en verre… Les associations et entreprises du réemploi nous expliquent comment elles travaillent, et comment elles tentent d’équilibrer une activité qui n’est pas, dans le système économique actuel, rentable. Pilotés par les industriels, les éco-organismes jouent un rôle-clé dans le financement du réemploi. Et pour l’instant, ils ne brillent pas par leur générosité…
Numéro 214 – Février 2026 – Version PDF 5 pages dossier : Bousculer les municipales
L’échelon municipal permet d’agir sur bien des sujets. Des communes se sont déjà lancées dans la sécurité sociale de l’alimentation et les transports gratuits, ou ont créé leur « politique agricole ». À Grenoble, une liste citoyenne prend à bras le corps le sujet de la sécurité, hors des sentiers rebattus. L’association 1000 cafés travaille avec les communes rurales pour réimplanter des commerces locaux, un collectif a rédigé dix propositions pour une « désescalade numérique »… Sans oublier le rapport du collectif Démocratiser la politique, qui alerte sur la gentrification des mairies.
Le conte a quelque chose d’indomptable. Il n’aime pas beaucoup qu’on l’enferme, ni dans un livre, ni dans une morale. Il voyage souvent à l’écrit, mais ce qu’il préfère, c’est cavaler dans les bouches et les mémoires, bousculer les certitudes en passant. Comme une bonne nourriture, il fournit des ressources pour traverser les épreuves de la vie. Utiliser les contes pour s’émanciper et reprendre du pouvoir? Ainsi font les héros de ce dossier : artistes, profs, chercheuses, thérapeutes, élèves, familles, amis…
La « dématérialisation » numérique devait enterrer le papier, présenté comme un support terriblement polluant… On s’aperçoit aujourd’hui que les choses sont un peu plus compliquées que cela en termes environnementaux… et que le papier (carton) ne s’est jamais aussi bien porté ! La déferlante numérique a pourtant eu lieu, ce qui n’empêche pas des journalistes – dont nous faisons partie – et des lecteurs – peut-être vous ? – de préférer le papier, par plaisir. On remercie l’arbre qui tombe et on part à la rencontre des gens attachés à ce support : papetiers, imprimeurs, typographes… avant de plonger dans fictions qui raviront les amoureux des livres.
« Veulent vivre pour de vrai, les vieux, être utiles, bâtir et planter, mourir d’amour, faire du théâtre engagé, étudier les langues ouralo-altaïques, lutter contre l’injustice, se planter la calandre dans le platane, rempiler dans la Légion, monter un groupe de rock, se faire tabasser la gueule par les C.R.S… Vivre, quoi, vivre, bon dieu de merde, comme n’importe quelle bête vivante ! », écrivait Cavanna dans son livre Les yeux plus grands que le ventre, en 1983. Ce mois-ci, on explore les voies pour ne pas être mis sur la touche malgré la vieillitude. On vous parle des vieux qui gardent la main dans leur quotidien au sein d’habitats groupés, qui cohabitent avec des jeunes, qui restent chez eux grâce aux auxiliaires de vie, grâce aux aidants… pour continuer à « vivre pour de vrai ».
7 pages dossier : Le numérique, notre meilleur ennemi ?
Le numérique est déjà partout mais poursuit encore son extension. Il faut dire que l’industrie a tout fait pour nous le faire accepter, et même adopter : il était censé fluidifier nos existences, « dématérialiser » nos modes de vie et donc les rendre plus écolo, nous rendre plus intelligents et plus libres, nous divertir, nous relier les uns aux autres, le tout, bien sûr, sans aucun impact sanitaire. Aujourd’hui, pour peu qu’on cherche à dépasser ces arguments publicitaires, on se rend compte que les impacts écologiques du secteur sont majeurs, que nous n’avons jamais été aussi isolés qu’en étant munis de smartphones, que nous évoluons dans une société d’hypersurveillance technologique et que les ondes électromagnétiques ont bien un impact délétère sur notre santé. Le numérique serait-il, finalement, notre meilleur ennemi ?
4 pages dossier : Kurdistan, Syrie, voix d’ici et de là-bas
Alors que l’actualité du Proche-Orient se fait toujours plus meurtrière, une information a fait peu de bruit : le PKK, parti des travailleurs kurdes en guerilla contre l’État turc depuis 40 ans, a fait le pari de la paix en déposant les armes. Sans pour autant de renoncer à la lutte politique, ses partisans revendiquent à la fois le respect des droits du peuple kurde, et la mise en œuvre du confédéralisme démocratique, système autogestionnaire, féministe et écologique. Dans notre numéro de septembre, nous avons voulu donner de la place à des voix kurdes, syriennes, turques, de personnes vivant ici ou là-bas. Semences locales au Rojava, pratique du confédéralisme démocratique à Marseille, rencontres avec des Syriens réfugiés en France, portrait d’une jeune chanteuse kurde emprisonnée en Turquie…
On les croise souvent l’été : les artistes de rue. Celles et ceux qui jouent dans des espaces « non dédiés », qui viennent chez le public . Comment font-ils ? On ne vous dévoilera pas leurs « trucs », mais le travail qu’ils abattent tout au long de l’année pour nous faire sourire, pleurer, réfléchir. Les artistes, mais aussi les techniciens, les salariés des compagnies, les organisateurs de festivals, les bénévoles … Toutes celles et ceux qui font que la magie opère.
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