Oiseaux, poissons, mammifères, virus, plantes… En mouvement constant, le vivant se déplace, parfois sur des milliers de kilomètres, qui pour pondre, qui pour avoir chaud, qui sans raison, juste parce qu’une graine a traversé un océan. Que les migrations soient saisonnières, du nord au sud, de la plaine vers les sommets et inversement, les trésors d’adaptation développés défient toute technologie et font fi des frontières politiques. Même si le changement climatique et les activités humaines perturbent les boussoles naturelles…
Batailles, bonhommes, ski… les souvenirs que nous avons de la neige sont d’autant plus précieux que le blanc manteau devient rare sous nos latitudes. Cela n’a échappé à personne… à l’exception d’une poignée d’irréductibles élus enfermés dans le déni. On vous parle de leurs projets stupides, mais aussi de territoires qui construisent dès aujourd’hui l’après-neige… Et on se souvient, on se rappelle que le neige n’est pas qu’un moyen de faire du cash. C’est aussi une formidable machine à rêver. « La neige, c’est du froid et beaucoup d’enfance », disait le poète Christian Bobin.
Matériau local à très faible impact écologique, la terre crue est mise en œuvre par des artisans aux savoir-faire multiples, hors des standards de l’industrie. Alternative au tout-béton, elle est aussi un moyen de se réapproprier la construction, à condition de ne pas la couler dans le moule capitaliste… Rencontres avec les “terreux” qui font vivre une filière frugale et solidaire.
« Nous, on veut continuer à danser encore », chantait le groupe HK et Les Saltimbanks à l’époque des confinements. Il faut dire que si nos façons de danser évoluent au rythme des changements sociétaux, la danse offre de puissants moyens de se relier : à son corps, aux autres, à ce qui nous entoure. Elle nous connecte, nous redonne puissance et estime personnelle, nous rend plus attentifs… Alors… On danse ?
Dossier 4 pages – D’autres voies pour la recherche
Comprendre le monde, produire de la connaissance : nombre de scientifiques s’engagent pour de nobles valeurs… Et se retrouvent acteurs d’une logique contraire, concurrentielle, élitiste, segmentée, orientée vers le « toujours plus » et les technosolutions. Beaucoup se questionnent et explorent d’autres voies pour remettre la recherche sur d’autres rails, ouverts, accessibles et démocratiques.
« Saluton », comme on dit en espéranto. Notre dossier explore la diversité et la vitalité des langues. Figer un langage, le fermer aux interactions, le laisse aux mains des plus puissants.
Reportages à Rennes où des parents d’élèves non francophones sont invités à s’exprimer en classe, portraits de locuteurs de langues minoritaires, éloge des accents, recherches sur l’enseignement… Ce mois-ci, on lutte contre l’« insécurité linguistique », et on joue avec les mots.
Inondations, méga bassines, pollutions industrielles… Alors que les enjeux et conflits d’usage de l’eau s’intensifient, repenser nos consommations à diverses échelles semble prioritaire. Mieux comprendre les trajets que parcourt l’eau sous toutes ses formes, aussi. Connaître ses cycles naturels très liés aux plantes, reconsidérer les fleuves, rivières, bassins versants et leurs aménagements, peut nous guider pour la préserver dans nos sols lessivés. L’hydrologie régénérative s’appuie sur divers travaux de recherche pour expérimenter ce que nous pourrions faire dès aujourd’hui.
Dossier – On arrête tout, on décroît, et c’est pas triste !
Telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, la « Transition » cautionne le « toujours plus » qui nous mène dans le mur. L’alternative, on la connait tous : la décélération, la bifurcation, la sobriété… On s’est demandé à quoi pourrait ressembler, concrètement, une décroissance globale, loin du fantasme du « retour à la bougie ». Jusqu’où ralentir ? Comment organiser une société décroissante ? Comment vivrons-nous ? On a trouvé quelques réponses… et comme dirait Gébé : « C’est pas triste ! »
Clamons-le sur tous les toits, répétons-le dans les chaumières comme au temps des mondées au coin du feu et des vogues de villages : chanter ensemble procure de la joie ! Les supers pouvoirs magiques d’un chœur qui vibre à l’unisson – ou en polyphonie – sont ressentis par les choristes et reconnus par bien des pros de la voix : chanteurs et chanteuses, soignantes, chamanes … Se connecter à d’autres, par la musique, tisse même des liens bien au-delà des chœurs..
Alors, chantons maintenant !
Début 2000, nous étions les naïfs « pionniers» à poster des annonces de covoiturage. Une fois bien captifs, BlaBlaCar a pu imposer une commission. La multinationale gagne de l’argent à chaque fois qu’on prend notre voiture, contrairement à son discours écolo. Après une enquête fouillée, nous sommes arrivés à cette conclusion : le covoiturage doit être un bien commun. Puisque BlaBlaCar s’est accaparé le covoiturage au nom du marché, accaparons le au nom de l’intérêt général !
La presse indépendante, on tombe dessus généralement par hasard. C’est ce journal qu’on découvre dans les toilettes chez le voisin, celui qu’on nous tend pendant une manif, qu’on déniche dans les recoins d’un kiosque ou d’Internet. Il n’y a pas de pub à l’intérieur, ou très peu. Ce n’est pas non plus un tract politique. Non, c’est de l’info, mais différente, et différemment présentée. Cela ne ressemble pas à ce « machin » médiatique hyper formaté dans lequel on a l’impression de baigner continuellement. Parfois on trouve ça « trop politique », « militant ». Mais souvent, quand on s’intéresse un peu à l’actualité, on se dit que ça fait du bien de lire autre chose, de découvrir d’autres sujets, d’entendre un autre son de cloche. « Ça donne des idées », disent souvent nos lecteurs.
Qui sont les gens qui sont derrière ces journaux ? Comment travaillent-ils ? Comment se financent-ils ? Le journal que vous tenez entre les mains est un exemple, parmi d’autres, de cette presse qui existe indépendamment des milliardaires, de la pub et des partis. Aucun de ces canards ne se ressemble, mais en découvrant comment on fonctionne, à L’âge de faire, vous aurez quand même un aperçu des rouages de cette « autre presse ». « Indépendant » ne veut pas dire « coupé du monde » : l’information a un coût, et comme toutes les entreprises, nous payons des « charges ». Ces charges sont autant de recettes pour une imprimerie coopérative, de loyers pour un bâtiment qu’on a isolé en paille et qu’on partage avec une MJC et une association d’éducation à l’environnement… C’est aussi ça, l’arrière-boutique de L’âge de faire : votre argent « ruisselle » bien au-delà de la fabrication du
journal !
Car à la fin, écrivons-le sans détour, il y a toujours votre argent ! L’indépendance de la presse repose justement sur le fait qu’elle est financée par celles et ceux qui la lisent. Depuis 2005, on continue l’aventure grâce à vous. Le jour où vous ne serez plus assez nombreux, on arrêtera, tout simplement… et le jour, plus proche, où vous serez encore plus nombreux, on fera un journal encore mieux et pas plus cher ! Vive L’âge de faire ! Vive la presse libre !
Dossier 6 pages- Ce que nous disent les plantes sauvages
“Les premiers pas de la pensée ont lieu dans l’herbe“, écrivait l’ethnobotaniste Pierre Lieutaghi. Nous avons suivi le fil de cette idée pour essayer de comprendre ce que les plantes sauvages et médicinales nous apprennent sur nous-mêmes, sur le changement climatique, sur la colonisation, sur notre rapport à la santé… Au menu : un reportage chez l’herboriste Thierry Thévenin, une rencontre avec Laurence Chaber qui a longtemps travaillé avec Lieutaghi, une plongée dans l’histoire du quinquina ou encore une réflexion sur la surconsommation de plantes médicinales.
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.