Le confinement, en ralentissant voire stoppant les activités humaines, l’a mis en évidence : le son est un élément essentiel de nos vies pour le meilleur et pour le pire. Quelle vision du monde ont les personnes sourdes ? Peut-on reconstituer l’ambiance sonore du passé ? Qu’entend-on au fond des océans ? Qu’est-ce qu’un paysage sonore et comment l’écouter, le composer ? Ouvrez l’oreille, et la bonne !
Pour Roman, de la communauté Longo Maï, c’est « un révélateur de la qualité de vie collective ». Pour Ghislaine, employée de mairie, un métier qu’elle « n’aime pas », faute de reconnaissance. Ce mois-ci, L’âge de faire s’intéresse au ménage, dont la répartition est marquée par les inégalités de genre et de classe. En coloc, en entreprise, en famille, entre les couches sociales…
Si on partageait équitablement le « sale boulot » ?
Il y a plus de 4000 ans, les Mayas cultivaient déjà le cacao. L’arrivée des Espagnols en Amérique a marqué le début de la douloureuse histoire du chocolat, liée à la colonisation et à l’esclavage. Aujourd’hui, l’industrie chocolatière repose sur l’exploitation d’hommes, de femmes et d’enfants par quelques grandes entreprises. Une poignée de planteurs, transformateurs et chocolatiers tentent de construire des filières où le travail est rémunéré au prix juste.
Il va continuer de briller encore 5 milliards d’années… On n’en tient pas toujours compte, mais le rythme du soleil joue un rôle essentiel dans notre horloge interne, et donc notre santé. Et si l’on prend la peine de s’adapter à sa trajectoire, son énergie directe peut non seulement chauffer nos habitations, mais aussi alimenter des activités économiques locales : restauration, torréfaction… Et si on profitait des bienfaits de notre étoile ?
L’approche des élections municipales, partout en France, des collectifs se montent pour porter des listes participatives afin de « prendre le pouvoir et le partager ». Utopique ? Murray Bookchin disait que le municipalisme libertaire s’appuie sur « des traditions démocratiques profondément enracinées ». Du Rojava à la Suisse, de la Commune de Paris de 1871 aux Gilets jaunes… Le communalisme propose de renouer avec une démocratie vivante, faite d’échanges en face à face, dans laquelle « le politique, c’est l’habitant ».
Le travail social, comme tous les autres, souffre des restrictions budgétaires, de la « rationalisation », de la montée en puissance des gestionnaires. Jeunes professionnelles, Maeva, Audrey et Odeline ne s’y résignent pas. Pendant six mois, elles ont visité des lieux où l’accompagnement des personnes fragiles reste ancré dans l’utopie. Nous avons conçu ce dossier avec elles, et nous vous racontons ces endroits où le travail social se construit au fil de l’humain, de façon résolument artisanale.
Rêvons un peu d’un blé qui ne soit pas sélectionné en laboratoire pour être adapté aux machines, mais dans les champs, pour être adapté au milieu. De paysans libres de moudre leur blé, libres de vendre leur pain. D’écoles où l’on transmet les savoir-faire complexes de la boulangerie et de la meunerie. De conditions de travail qui n’aliènent pas les boulangers… Qu’il y ait autant de goûts de pains que de fournées ! Des gens se bagarrent pour faire exister ce rêve. Partons à leur rencontre.
Au cours des 150 dernières années, les humains ont tout mis en œuvre pour augmenter les rendements apicoles. Cadres amovibles, transhumances, multiplication des récoltes, insémination artificielle… Ces méthodes ont, un temps, permis d’atteindre leur objectif : augmenter la production. Mais cela s’est fait aux dépens de l’équilibre et de la santé des abeilles. Aujourd’hui, des apiculteurs·rices et des passionné·es veulent tourner la page de ce système à bout de souffle, et voient les abeilles autrement que comme des vaches à miel.
Un grand débat qui prend la forme médiatique d’un Président seul dans l’arène, qui a réponse à tout… pas très ambitieux pour ce qui fait le carburant de toute démocratie : le partage de la parole, l’échange d’idées.
Faire caca dans l’eau et tirer la chasse : c’est simple comme bonjour, mais lourd de conséquences. Jusqu’à présent, les toilettes sèches se développaient en zone rurale. Mais ça y est : des projets d’assainissement collectif écologique sont en train de voir le jour, en ville, pour réduire la pollution de l’eau et recycler nos excréments sous forme d’engrais.?
Taylorisation du travail, soutien à une agriculture française mais ultra-industrielle, évasion fiscale, greenwashing… Plongée dans les rouages d’une entreprise devenue une véritable institution.
Elle est sous nos pieds, n’appartient pas aux industriels, et l’humanité s’en sert depuis des millénaires pour se loger : la terre crue. Mise au placard en France après la seconde guerre mondiale, elle revient en force dans la construction. Ce matériau pourrait permettre de réduire massivement l’empreinte carbone du bâtiment, qui représente 40 % des émissions de CO2. Rencontre avec des « terreux » passionnés.
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