Un sommet sur l’IA dans des locaux chics, avec des écrans partout et pleins de gens bien habillés, rien de plus normal a priori. Mais si ça pue, au sens propre, alors l’événement prend une toute autre tournure…
Les 24 et 25 septembre se tenaient, au stade Vélodrome de Marseille, les rencontres AIM pour Artificial Intelligence Marseille (en anglais c’est toujours beaucoup mieux, et puis en français ça aurait donné IAM*, ce qui aurait fait grincer quelques dents du côté de la Canebière). Un envoyé spécial de L’âge de faire s’est donc rendu au cœur de ce raout organisé par la CMA-CGM de Rodolphe Saadé, avec les médias Brut et BFM-La Tribune, propriétés du même homme. L’idée étant notamment d’essayer de comprendre ce que pouvait bien dire le sous-titre de l’événement : THE BIG SHIFT – The Great Acceleration.e, pour aider les entreprises à adopter l’IA, rien que ça), une femme suppose que c’est l’un des robots se promenant dans les allées qui pue. Pauvre petite machine : une espèce de gros cylindre d’environ un mètre de haut, sur lequel sont posés des tracts qu’on a du mal à saisir car il bouge dans tous les sens et semble avoir peur des humains.
Pour lui donner un air vivant, deux yeux sont dessinés sur la tablette qui lui sert de tête. Un R2D2 du pauvre, quoi…
En côtoyant ces bidules, sensés être intelligents, qui déambulent dans le public, on peut tomber d’accord avec les analystes qui prétendent que la France et l’Europe sont en retard par rapport aux États-unis et à la Chine en matière d’IA : certaines « innovations » présentées lors de ce sommet font penser à un salon de la domotique qui se serait tenu à la fin des années 90. Notre reporter est donc reparti en étant pas plus emballé par l’IA qu’il ne l’était en arrivant. Et en se disant que, finalement, on a peut-être bien raison à L’âge de faire, de nous contenter de notre Intelligence Artisanale. Au moins, elle sent bon, elle !
Texte et dessin : Fabien Plastre
* Comme le fameux groupe de rap marseillais.









