Quatre élèves de la classe média du collège de Volx (04) ont interviewé une chanteuse d’opéra lyrique, Nadine Bourlon Deluz.
Quel est votre lien avec la musique ?
La musique, c’est une passion. Le chant est un instrument de musique et c’est mon moyen d’expression. C’est par ça que je transmets les émotions. La musique c’est quelque chose de vital. On a besoin de musique, c’est quelque chose qui nous fait du bien.
Pourquoi aimez-vous chanter ? Pourquoi l’opéra ?
J’ai toujours aimé chanter depuis petite. Je ne savais pas qu’on pouvait en faire son métier. J’habitais à Manosque, une petite ville. J’ai fait de la biologie. Un jour j’ai rencontré un professeur de chant et j’ai compris qu’il fallait travailler sa voix. Ce professeur de chant m’a fait auditionner à l’opéra à Lyon et ce fut une révélation.
Pouvez-vous nous parler de votre carrière en tant que chanteuse d’opéra ?
J’ai commencé sur le tas. Avant de faire un parcours classique (conservatoire etc.), j’ai tout de suite été lancée sur une scène. J’ai ensuite dû travailler ma culture musicale et reprendre un parcours. J’ai fait le concours de l’opéra de Paris, une école en deux ans. Je suis chanteuse d’opéra lyrique.
Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?
Quand j’ai commencé mon premier opéra, j’étais dans les chœurs. C’était la première fois de ma vie que j’étais dans un opéra sur scène. C’est incroyable de pouvoir chanter avec des musiciens devant des gens. C’est très impressionnant d’être face au public.
Est-ce que vous chantez aussi fort aujourd’hui qu’au début de votre carrière ?
Oui j’ai toujours le même volume. C’est une question d’entraînement, comme les sportifs. Pour chanter on travaille aussi le corps. Il faut rester souple.
Est-ce que vous faites des entraînements spéciaux pour chanter ?
C’est bien de faire un peu de gym, pour travailler la souplesse, bien respirer et être bien détendu. Il faut faire des exercices de respiration pour gérer le souffle. Je fais des vocalises. Faire en sorte que toutes les voyelles soient belles avec des sons harmonieux.
Comment on fait pour préserver
sa voix ?
Si on chante beaucoup, il faut avoir une bonne hygiène de vie. Il faut bien dormir, bien manger, comme les sportifs. C’est très exigeant.
Quel opéra préférez-vous ?
J’aurais adoré chanter la Bohème de Puccini.
Avez-vous arrêté de chanter ?
Non, j’ai continué en faisant des petits concerts, des récitals. Je fais aussi de la chorale à Entrevennes et je donne des cours de chant. Pour enseigner, il faut avoir une expérience de la scène.
Est-ce que vous avez beaucoup voyagé en faisant de l’opéra ?
Non, pas tant que ça. J’aurais aimé plus, mais je n’ai pas eu forcément l’occasion. Je suis allée un peu en Italie et en Allemagne.
Quelle est la différence entre le chant et l’opéra ?
Ce qu’il y a en commun, c’est le placement de la voix et le souffle. Pour l’opéra, on travaille encore davantage le souffle. Il faut aussi travailler davantage la résonance, l’amplification.
Interview et dessins : Raphaël Jan, Kimberly Pouerto, Maëly Rubio, Chloe Parato







