Où va mon argent, si je prends un titre participatif chez Villages vivants ?
Si je prends un titre participatif chez Villages vivants, il sera bloqué pendant 7 ans et me rapportera peu : 1 % par an. Pendant ce temps, la coopérative Villages vivants investira mon titre dans la foncière solidaire (une société en commandite par actions). Par ailleurs, avec la foncière, Villages vivants lève des fonds auprès d’investisseurs institutionnels : banque des territoires ou fonds solidaires de la banque populaire, par exemple. Avec tout cet argent, la foncière achète, rénove et loue des locaux à des projets à forts impacts sociaux en milieu rural. Tout cet immobilier est donc propriété de la foncière. Mais qui a la main sur la foncière ?
Si les partenaires institutionnels ont un droit de regard et de veto, la coopérative Villages vivants garde la main, en particulier sur les projets à financer. Et qui a la main sur la coopérative ? Organisée en Scic, Villages vivants comprend plusieurs collèges : celui des salariés ; celui des bénéficiaires (structures qui portent les activités sur le terrain et collectivités ) ; celui des soutiens particuliers, ouvert à tous, notamment à ceux qui ont pris des titres participatifs ; et celui des soutiens personnes morales. Chaque collège dispose de 25 % des voix pour décider des grandes orientations de Scic, notamment ses choix dans l’orientation de la foncière. Par contre, les statuts de la Scic interdisent toute possibilité de verser des dividendes. « Cela veut dire que notre mission sociale, ce n’est pas une façade ou un faire-valoir. C’est une fin en soi, et on peut s’y consacrer à 100 %. », tient à préciser Sylvain Dumas, co-fondateur de Villages vivants, actuel co-gérant de la Scic. Tout cet immobilier appartient donc à une foncière, dirigée par des gens qui se sont engagés à ne pas spéculer sur ces biens, mais à faire en sorte qu’ils profitent à des projets à “fort impact social”.
FG








