J’ai rencontré le skateur professionnel Yurii Korotun à Kiev en Ukraine en 2018. Étant skateur depuis mon plus jeune âge, nous avons échangé sur notre passion commune et gardé contact. Yurii, maintenant âgé de 26 ans, m’a appelé quelques jours avant l’invasion russe de l’Ukraine. Sentant la menace venir et n’ayant plus de revenus, il a préféré fuir le pays avec sa femme. Après une courte étape en Turquie, ils se sont installés fin février 2022 à Hanovre en Allemagne.
Grâce à un appel aux dons, aidé par l’Association pour la promotion de la culture et du sport chez les jeunes et les membres du skatepark Gleis D d’Hanovre, Yurii donne, depuis avril 2022, des cours de skate gratuits aux enfants des réfugiés, cinq heures par jour et deux fois par semaine. La majorité d’entre eux n’avait jamais pratiqué auparavant.
Thomas Girondel
Yurii, maintenant âgé de 26 ans, m’a appelé quelques jours avant l’invasion russe de l’Ukraine. Sentant la menace venir et n’ayant plus de revenus, il a préféré fuir le pays avec sa femme. Après une courte étape en Turquie, ils se sont installés fin février 2022 à Hanovre en Allemagne.
Plus d'une année après le début du conflit, sur les 8 millions d’Ukrainiens ayant fui la guerre, 1 million d’entre eux sont accueillis en Allemagne. Parmi les principaux points de chute, la ville d’Hanovre fait partie des plus importantes car sa position géographique en fait un lieu de transit vers le nord du pays et de l’Union européenne.
La ville d’Hanovre, avec l’État fédéral de la Basse-Saxe, a loué l’imposant Hall 27 du parc des expositions (Messegelände) pour héberger les familles ukrainiennes. Ce hangar de 31 100 m² accueille 1 152 personnes en attente de logements adéquats, parmi lesquelles un nombre incalculable d’enfants et d’adolescent·es.
Grâce à un appel aux dons, aidé par l’Association pour la promotion de la culture et du sport chez les jeunes et les membres du skatepark Gleis D d’Hanovre, Yurii donne, depuis avril 2022, des cours de skate gratuits aux enfants des réfugiés, cinq heures par jour et deux fois par semaine. La majorité d’entre eux n’avait jamais pratiqué auparavant.
Sur son skate il est écrit : « Non à la guerre ».







